Journée des soins du 22 octobre 24 octobre
Le comité d”organisation de la journée des soins du CH du Mans (direction des soins, IFSI notamment) avait convié le CDOI de la Sarthe pour présenter l'ordre infirmier ses missions et objectifs sur l' un des 60 stands environ situés sur l'IFSI, le 22 octobre de 10h30 à 18h.
Cette invitation a été lancée avant l'été , la commission communication départementale a préparée cette journée : plaquette à diffuser, logistique,organisation de la permanence par les membres du conseil.
Nous avions été informés le vendredi d'avant d'un appel intersyndical à manifester devant l'IFSI à cette occasion, avec notamment ce message : “il est inadmissible que l'on permette à l'ordre infirmier de venir faire sa promotion à cette occasion”. Devant les “agressions” subies par nos collègues au Salon de l'infirmière, le président et les membres du bureau ont interpellé le directeur des soins du CH du Mans afin d'intervenir.
Le directeur des soins organisateur a négocié avec les organisations syndicales un déroulement sans heurts de cette journée professionnelle, se traduisant par l'annonce d'une distribution de tracts et rassemblement symbolique à 14h.
Jeudi matin nous avons installé notre stand et nous avons eu de nombreuses demandes de professionnels avides d'informations sur l'intérêt de cette fameuse cotisation. Notre présence a été appréciée par beaucoup, (une centaine de passages pour infos sur le stand, sans compter les représentants syndicaux qui sont restés finalement une bonne partie de de la journée).
Même si nous n'avons pas convaincu tout le monde, nous avons fait vasciller certaines certitudes ou interrogations.
Des infirmiers qui nous demandent : “donnez moi une bonne raison pour envoyer ma cotisation”, le discours axé sur la reconnaissance de la compétence et la representation de la profession au delà des clivages habituels a un certain écho et reçoit des réponses positives à nos démarches donc finalement une espérance et une attente que nous devons entendre pour que l'ordre infirmier réussisse ses missions. Le montant de la cotisation est également source d'inquiétude avec en ligne de fond la crainte d'une augmentation pour l'année prochaine. Là encore, à nous de garder à l'esprit ces questionnements fédérateurs pour les faire remonter au National.
De nombreuses personnes nous ont aussi interpellé sur les différentes commissions et surtout la commission de discipline. Là encore beaucoup de pédagogie et d'argumentation autour du rôle de cette commission, qui sert également à défendre les professionnels en cas de nécessité, contrairement au discours syndical.
La reconnaissance de notre profession et de notre pratique avancée a aussi été au centre des débats. A quand une science infirmière ?, un vrai parcours universitaire.
Beaucoup d'attentes, d'informations de notre part ont donc été exprimées. Un autre exemple, une étudiante infirmière qui vient nous demander “c'est quoi l'ordre infirmier ?” elle a entendu et eu des tracts contre l'ordre et en ignorait l'existance.
La présence syndicale a occupé les membres une bonne partie de la journée. Mais très bien organisés, nous étions toujours au minimum 4 présents , nous permettant ainsi d'agir sur tous les plans.
En effet outre la présence nombreuses de professionnels, du député maire du Mans, de certains députés sarthois, de certains sénateurs, nous avons aussi eu la visite des secrétaires départementaux CGT et CFDT et une partie de leur troupe (une demi douzaine de personnes) présents sur le stand et distribuant des tracts sur l'ensemble du site entre 10h30 et 13H.
Certains (non infirmiers) n'ayant aucun argument au delà des slogans nationaux parfois démagogues distillés par leurs centrales, sont restés en retraits.
L'argument, “ Vous n'avez été élus que par 13% de la profession” a été très vite balayé par l'étude ministerielle sur le nombre de syndiqués en France : 7% des actifs. A ce jeu là, on joue plutôt à qui est le moins représentatif !
Les secrétaires départementaux étant plus tenaces, il nous avons ferraillé longuement nos arguments, et personne n'a convaincu personne, comme il fallait s'y attendre à ce niveau là, néanmoins le dialogue est resté courtois et ouvert…
Vers 14H, le stand a été approché par une quinzaine de personnes, dont la presse TV et écrite locale.
Les mêmes que le matin, accompagnés de quelques autres personnes, pas tous infirmiers non plus (nous le savons de source sûre) ont déversé sur le stand des résidus de papiers broyés à peu près l'équivalent de 4 sacs de lambeaux , présentés comme des documents d'inscription, non vérifiable, pour la totalité en tout cas , car nous savons aussi de source sûre que certain document sur lequel nous avons pu lire des sommes d'argent très importantes et donc pas en rapport avec les dossiers d'inscription, émanait en fait des containers à poubelles administratives d'un centre hospitalier local dont les salariés sont très actifs au niveau syndical. Après reconstitution, nous avions à faire à des factures broyées par les administratifs plus quelques dossiers sans doute téléchargés sur le site de l'Ordre et quelques enveloppes nominatives mais là encore rien de très probant.
Ceci fut suivi d'un bref discours du meneur sur les raisons de leur présence.
Nous les avons publiquement remercié de la publicité faite à notre organisation par cette action, en effet, la presse n'aurait sûrement pas couvert l'évènement et a donc relayée notre message.
Enfin pas toute la presse, puisqu'un certain journaliste d'un journal local très lu, sans doute partie prenante avec les syndicats, en regard de la franche rigolade qu'il avait avec les responsables syndicaux , n'a rien trouvé de mieux que de faire l'apologie de l'action syndicale dans son article du lendemain sans vérifier ses informations qui sont pour la plupart sinon fausses au moins déformées et surtout en bafouant l'honneur et l'intégrité de certaines membres qui prenant pitié pour les femmes de ménage qui auraient à nettoyer la salle, ont évacué le plus gros des déchets syndicaux (mais là, les syndicats s'en moquent de qui nettoient). Bref coupons là !!!!
Par rapport à la “provocation syndicale”, nous sommes restés stoiques et professionnels, en nous positionnant sur nos arguments.
Ensuite nous avons continué à passer l'information aux infirmiers venant sur le stand, les représentants syndicaux sont repartis progressivement.
En conclusion, ce fut une journée bien remplie. Nous avons pu nous faire mieux connaitre des professionnels qui attendent de l'information et du concret, nous leur avons diffusé de l'information, pris le temps d'entendre et répondre à leurs questionnements.
Pour le CDOI 72 ce fut une journée éprouvante mais enrichissante, car elle nous conforte dans nos convictions, et notamment pour toutes celles et ceux qui ont préparé et participé à cette journée. Merci à eux pour leur motivation, leur bonne humeur, leur chaleur humaine, leur respect et merci à tous ces professionnels du CH du Mans qui ont oeuvré pour que cette journée des soins soit une réussite.
Nathalie Renou
secrétaire de l'OIDE 72
Pourquoi tant de haine ??? 18 octobre
Un appel à la mobilisation contre l'ordre a été lancé par différents syndicats pour le 22 octobre 2009.
A la lecture de leur tract (Eh oui certains d'entres nous sont également membres de ces syndicats et ont eu le tract) on peut s'interroger sur le bien fondé de cette action.
En effet, à aucun moment les problèmes soulevés par les syndicats dans ce tract ne sont des missions relevant de l'ordre mais bien des missions syndicales, certaines par contre comme la défense de l'éthique, de la déontologie et des IDES appartiennent bien à nos pairs.
Comment un manipulateur radio (je n'ai rien contre) peut-il défendre une infirmière, que connait-il de ses prérogatives, de ses difficultés, de son travail au quotidien, des procédures , des protocoles… . La Commission de conciliation et plus haut de discipline n'a pas pour but de punir les IDES mais de les défendre et de leur permettre de se défendre devant leurs pairs en leur permettant d'accéder à un service juridique compétent et gratuit. Nous avons déjà été sollicités pour ce type de mission. C'est une des nombreuses missions qui incombent à l'Ordre, il n'y a pas que cela.
Ils nous reprochent de n'avoir été élus que par 13 % des 490000 IDES françaises. Quant on sait qu'en France en 2007, les personnes syndiquées représentaient 7.1 % de la population salariée (source du Ministère de l'emploi), soit 1.7 millions pour 23 millions d'actifs.
Que doit-on penser de ces actions qui n'ont pour but que de nous mettre encore un peu plus dans la lumière des projecteurs et faire parler de nous, même si on veut nous empêcher de nous exprimer. Ce qui me questionne sur la démocratie appliquée au sein de certaines de ces organisations, finalement beaucoup moins représentatives de la profession Infirmière que nous.
J'aimerai tant qu'un vrai débat d'idées est lieu et qu'un travail en commun prenne enfin sens, afin que chacun comprenne que l'Ordre n'a pour but que de tirer la filière infirmière vers le haut et que enfin nous soyons entendus et crédibles devant les hautes instances gouvernementales. Mais peut être est-ce un voeu pieu !!!
Je serais présente le 22 octobre ansi que mes collègues élus pour vous parler de ce qu'est réellement l'Ordre et pour répondre à toutes vos questions. Il n'y a pas de faux semblants chez nous et croyez moi le professionnalisme des membres est garant de la transparence de nos actions.
J'espère seulement qu'on nous laissera vous parler sans faire de nous des victimes d'un activisme auquel je n'adhère plus.
Au plaisir de vous rencontrer
Nathalie Renou
Secrétaire de l'OIDE 72
L’ONI AU SALON INFIRMIER 17 octobre
Bilan général du salon
Durant ces trois jours, les élus présents sur le salon ont assuré la permanence ont rencontré des centaines d'infirmiers et d'infirmières, distribué plus de 2 000 plaquettes de présentation de l'ONI et remis près de 300 dossiers d'inscription. Je remercie plus particulièrement Isabelle BERAUD-CHOLLET, Sophie BOURNEL, Christine GARRIC, Myriam PETIT, Carmen BLASCO, Jeannette SENECAL, Doris ORLUT, Michèle FLAMENT, Danielle BARON, Kine VEYER, Cathy ERISSY, Dominique MUREAU, David VASSEUR, Christophe BODIN, Christophe ROMAN, Thierry AMOUROUX, Jean-Jacques SCHARFF, Grégory VIGNIER, Patrick CHAMBOREDON,
en espérant n'oublier personne.
La journée du mercredi 14 octobre 2009
Attaque du stand de l'ONI, les faits
L'Intersyndicale (CGT, CFDT, CFTC, FO, SNIC FSU, SUD SANTE, FO et UNSA) avait appelé les infirmiers a manifester mécontentement sur la création d'une institution ordinale pour la profession devant le stand de l'Ordre.
Vers 10h, une centaine de manifestants (350 personnes selon SUD) ont tout d'abord brûlé des dossiers à l'extérieur du salon. Il sont ensuite entrés et sont arrivés devant notre stand, banderoles à la main. Une personne handicapée en fauteuil roulant a tout d'abord versé sa poche d'urine sur le stand, éclaboussant les personnes présentes, pendant que d'autres écrasaient des boules puantes. Des manifestants ont attaqué physiquement le stand, arrachant les visuels, déchirant les plaquettes ordinales, collant des tracts anti-ordre, en criant leur désaccord.
Le personnel de sécurité a rapidement entouré le stand pour protéger les élus présents, le personnel de l'ONI et le matériel. Le commissaire du 15ème arrondissement de Paris est venu calmer la situation et les a fait sortir du salon. A 14h, la moquette du stand était changée et le calme revenu, les personnes présentes sur le stand ont continué à informer les infirmières et les infirmiers sur le rôle et des missions de leur ordre.
Des rumeurs annonçaient une autre manifestation dans l'après-midi et une troisième le lendemain. Rien n'a eu lieu. Le salon a continué à se dérouler, comme il avait commencé, dans l'information, l'argumentation, la représentation et la pédagogie.
CNOI
Grippe H1N1 13 octobre
lettredirecteurschugrippea.pdf
hcspa20091002h1n1.pdf
grippeainstructiondeprogrammat.pdf
circulairegrippeah1n1.pdf
mobilisationdesprofessionnesde.pdf
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